Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 02:21

          Je ne vais pas vous raconter ici les 20 merveilleux mais trop courts jours que nous avons eu la joie de passer chez nous. Car entre Bruxelles, Lille, Paris, Strasbourg, Nancy, Saint Etienne, Montpellier, il nous faudrait un blog pour tout expliquer. Ce fut l'occasion de se retrouver en famille, de passer du temps avec les amis, de faire la fête (mon crâne s'en souvient encore, mais merci à tous…), de froisser un peu de tôle (adieu petite lionne noire répondant au doux nom de 206, je t'aimais beaucoup mais ma petite tigresse blanche était jalouse), de raconter le Chili à notre manière, de manger et boire à la française… Quel bonheur et merci à tous les gens qui se sentent concernés !!!

 

          Aussi tôt rentrer, il est déjà temps de refaire les valises, fatigant! Nous revoilà donc à l'aéroport, prêt à décoller. Notre cher ami-porteur-accompagnateur Thib est toujours présent. La famille Dhorne continue sa longue période de chcoumoune avec Julie qui se fait une splendide entorse du genou à cause d'un tacle irrégulier par derrière du courant d'air. Carton rouge, Mr l'arbitre !!!!!

          C'est dur de repartir. Après de gros bisous à toute la famille Dhorne, à Papa et Maman Miaillier et à Thib, il est temps d'y aller car sinon les vannes vont s'ouvrir, je vois déjà quelques brèches…

          Mais merde, Laure, on a oublié quelque chose!!! Pourtant, nous pensions avoir tout pris: slips, chaussettes, claquettes, maillot de bain, lunette de soleil, crème solaire, moustiquaire, lariam… mais il nous manque quelque chose ou plutôt quelqu'un: Simon. Et oui, notre teneur officiel de chandelles (je vous le recommande, il est vraiment discret et pas cher, 2 ricards bien tassés par jour) est resté auprès de sa douce. Il fallait bien qu'il se libère un jour et tienne sa propre chandelle. L'amour lui a dicté de rester auprès de “sa papou” et c'est parfait ainsi.

          Alors sans aucun regret (j'espère que tu n'en doutes plus tcho milou), nous laissons nos deux amoureux voguer au pays des “All Blacks” (on croise les doigts mon pti Sim), pendant que nous partons vers le pays des “All in the Casserole”. Prenez bien soin l'un de l'autre hueon y hueona.

          Nous sommes dans la salle d'embarquement, les hôtesses nous accueillent, l'avion est prêt a décoller, c'est parti pour le grand saut vers la Papouasie Nouvelle Guinée.

Par Pierrot - Publié dans : La Pré Papouasie
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Vendredi 24 mars 2006 5 24 /03 /Mars /2006 04:55
          Dur de dormir durant ce vol. Tant de choses se bousculent dans nos petites têtes : stress et tension du départ, appréhension et inconnu de l'arrivée, et toutes ces questions sans réponse concernant ce projet en Papouasie. Nous parvenons toutefois à trouver quelques minutes de sommeil entre deux repas, histoire de garder des forces pour la longue escale qui nous attend. Atterrissage à l'aube, parfait pour vérifier que ce pays du soleil levant porte fièrement son nom, et démarrage du compte à rebours : 19 heures dans cette intrigante ville de Hong-Kong. Pas une de plus, ni une de moins pour notre première expérience du monde asiatique. Heureusement pour nous, on ne sera pas prisonnier de l'aéroport! Passage express par la case information touristique, et nous voilà partis pour une visite éclaire.
 
          Le métro qui nous emmène vers le centre nous plonge directement dans l'ambiance High-tech de la ville : des écrans sont incrustés dans chaque siège pour suivre les infos et ne surtout pas manquer la bourse!! Tout en longeant la mer de Chine, nous traversons les banlieues de Hong-Kong. Le ton est donné : d'interminables immeubles s'alignent à perte de vue. Pour contrecarrer le tournis que donne la hauteur des gratte-ciels, nous montons sur "The Peak", cette colline qui surplombe ces géants de verre et d'acier, depuis laquelle la vue est, parait-il, imprenable. Arrivés en haut, nous ne sommes pas déçus. C'est une véritable fourmilière qui s'étale devant nous. Pas un cm2 n'est perdu. Imaginez : la concentration humaine atteint en moyenne plus de 30 000 habitant au km2, hallucinant! Et puis c'est la course à celui qui chatouillera le plus les étoiles. Nous, Gaulois, avons peur que le ciel nous tombe sur la tête. Eux, Chinois, essaient de résoudre le problème en le posant sur des immeubles-pilotis. Ils sont fous ces Chinois!
 
          Flash culture : ces petits hommes jaunes sont bien Chinois car depuis la rétrocession du 1er juillet 1997, Hong-Kong, ancienne colonie britannique, est une région administrative spéciale de la République Populaire de Chine.
 
          Nous continuons notre visite en parcourant l'île sud de la ville : Hong-Kong Island. La promenade est plutôt agréable. Les rues sont incroyablement propres (ou plutôt forcément propres quand on connaît le montant des amendes qui pendent au nez des salisseurs), étonnamment vertes et extrêmement colorées. Entre les bus et la myriade d'enseignes, c'est un véritable patchwork. Un adroit mélange aussi d'ancien et d'ultra moderne… Les buildings se rénovent depuis des échafaudages de bambous, et cachent entre leurs pieds de tous petits temples taoïstes où il règne une ambiance apaisante et chaude. A l'intérieur, la fumée s'échappant des centaines de mètres d'encens suspendus au plafond vous enivre et suffit à vous transporter droits aux esprits! On flâne un peu au milieu des étalages peu ragoûtants de nids d'oiseau, d'hippocampes séchés ou autres racines médicinales, avant de traverser sur l'île de Kowloon. Pour tester les odeurs de ce "port parfumé (traduction littérale de Hong-Kong), on arpente le marché aux fleurs, celui aux poissons (et crapauds!) et celui de jade. Sur les places, les hommes s'affrontent en duel à des jeux de société, et d'après leurs regards mitrailleurs, ce n'est pas un endroit pour les dames, alors on passe notre chemin.
 
          De toutes façon, il est temps de reprendre des forces et reposer nos petons, on s'installe dans un restaurant chinois, où il n'y a que des Chinois! On est au moins sûr d'arriver à manger local comme on voulait, mais pour ce qui est de commander ce que l'on veut et d'identifier ce qui compose nos soupes de nouilles, c'est pas gagné… L'autre défi maintenant que nos bols fument devant nous est d'arriver à magner les baguettes sous tous les regards déjà amusés des serveuses, la main dans le bac à couverts, prêtes à dégainer les cuillères pour nous sortir de notre galère. Mais on n'a pas lâché le morceau (quel jeu de mot!) et on finit par gérer à peu près la mise en bouche sans chute intempestive.
         
          Avant de retourner à l'aéroport, il nous reste le clou du spectacle : la ville d'Hong-Kong organise un énorme son et lumières, qui illumine les buildings au bord de l'eau et embrase toute la ville, sur quelques notes de musique classique. Encore une fois, contraste ancien nouveau plutôt réussi.
 
          Ceux qui ont eu la chance de visiter la véritable Chine, en plus d'une journée, ne reconnaîtront sûrement pas ce tableau là. Hong-Kong est une ville à part, où la pauvreté n'a pas sa place et où la richesse s'affiche sans complexes ni retenue.
 
          Pour retrouver la bonne station de métro, course d'orientation en contre-la-montre angoissante. Réconfort en avalant quelques dim-sum dans les dernières minutes de notre compte à rebours. Et nous revoilà dans l'avion. Suivent alors un repas du soir (si on avait su! Mais il est 23h30 et on vient de manger. Ah bon, ça vient d'un des meilleurs restaurants de Hong-Kong. Bon, juste pour goûter alors…), une nuit très écourtée, petit déjeuner, escale à Brisbane, plus que 2h de vol mais encore un repas quand même, et finalement on franchit la ligne d'arrivée de cette première étape de notre Paris - Port Moresby : on est à Cairns! Mais pas encore tout à fait au bout de nos peines… Une dernière poussée d'adrénaline à la douane, où la boîte à chaussures bourrée de médicaments fait mouche, et nous donne droit à un interrogatoire et une fouille dans les règles de l'art. On est acquitté : première bouffée à l'air libre asphyxiante. Il fait 35° et 90% d'humidité. Welcome to Australia!!
Par Laure et Pierrot - Publié dans : La Pré Papouasie
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 01:52
          Cette Papouasie n'est pas un rendez-vous manqué, mais plutôt une cible mouvante! Et pour l'instant, on est plus près de s'ensabler que d'atteindre le 1000 et de fouler les plages blanches de notre destination finale… Déjà très loin de chez nous, mais encore loin aussi (dans l'espace, c'est sûr, et dans le temps, au moins pour l'instant) de notre paradis. Alors nous voilà à errer, espérant le jugement dernier qui nous donnera enfin le droit de monter au ciel et de nous envoler pour notre Papouasie! La première bouffée d'air à l'arrivée est surprenante, presque étouffante. L'humidité tapisse nos poumons, la chaleur nous écrase. Plus de doute, cet entre deux mondes est le purgatoire. Mais à ce moment-là, moi je dis, pourquoi continuer jusqu'au paradis!?
 
          Tenez, les gens par exemple, ils ont l'air heureux ici. C'est sûr que le climat y est pour beaucoup : déjà ils ont le soleil, mais en plus vu la chaleur, il serait suicidaire d'être nerveux ou stressé. Alors, il faut se mettre à la mode australienne. Allons-y tous ensemble pour leur leitmotiv : "No worries mate!" Les Aussies, comme on les surnomme, sont souriants, serviables, spontanés, humains tout simplement. Vous n'êtes pas devant un arrêt de taxi depuis plus d'une minute que quelqu'un s'arrête pour vous expliquer comment en appeler un. Et dans la rue quand vous dépliez votre plan, vous n'avez même pas le temps de trouver la bonne page qu'on vous demande où vous voulez aller. Et dire que ces gens là descendent de tous les malfrats que l'Angleterre ne voulais plus voir chez elle; elle aurait peut-être mieux fait de les garder finalement!?
 
          Nous sommes donc au nord-est de L'Australie, en haut de l'état du Queensland, le "Sunshine state". Les rues de Cairns sont bordées (en tout cas, quand on y est passé, parce que depuis le cyclone, il n'y a plus grand-chose debout…) par de grands palmiers et les gens se baignent au son d'un groupe de jazz, juste sur la promenade, dans un immense lagon artificiel gratuit d'où vous avez l'impression d'être en continuité avec la mer. Et pas n'importe laquelle : c'est la mer de Corail, celle qui abrite la grande barrière de corail. Alors il serait bien dommage de ne pas y plonger… Aussitôt dit, aussitôt organisé : on embarque sur un bateau mais le soleil n'est pas de la partie. On fait connaissance avec la pluie tropicale : chaudes trombes d'eau, comme vache qui pisse! M'enfin, mouillés pour mouillés, on enfile masque et tuba et on s'immerge dans le monde surdimensionnel et intemporel des coraux. Tant de formes et de couleurs. Certains ressemblent à de petits buissons fleuris et d'autres à des déserts de sable. Autour, des poissons de toutes forme, taille et couleurs frétillent. On distingue la lente silhouette sournoise d'un requin, mais notre anxiété est vite oubliée lorsqu'on croise la route d'une calme et majestueuse tortue de mer, avec laquelle on partage quelques brasses. On lévite d'émerveillement dans ce grand bleu fabuleux!
 
          On a beau errer entre deux mondes, on ne vagabonde quand même pas tout à fait au hasard. Je n'avais pas pu m'empêcher de taquiner Pierrot qui avait acheté le Lonely Planet de l'Australie et l'a épluché pendant tous les vols. J'aurais mieux fait de tourner ma langue 7 fois dans sa bouche! Objectif donc, rejoindre Brisbane, tout en bas du Queensland, où sera prononcé la délibération de notre purgatoire. Seulement, bizarrement on a pris goût aux escales alors on ne descend pas cul sec… Et puis, vous y verrez peut-être un peu de nostalgie du Chili : on renoue avec les périples en bus!
 
          Premier arrêt : l'archipel des Whitsunday Islands. En fait, sans le savoir, vous la connaissez, puisque c'est là que se cache la célèbre île de corail en forme de cœur du livre La terre vue du ciel. Après une nuit dans un backpackers choisi par la voix du cœur (il s'appelait le Magnum…), nous embarquons sur un catamaran pour une sortie au milieu de ces îles, juste une journée. Inutile de vous décrire la mine de l'équipage en nous voyant trimbaler pas moins d'une grosse valise, deux sacs de rando, et deux sac à dos, totalisant un modeste 60kg! On les case dans un coin, mots d'ordre du jour : détente, repos, profit. On enfile des combinaisons, histoire de ne pas régaler les méduses, et on plonge à nouveau dans les coraux. Les eaux sont calmes et ces habitants se font discrets, jusqu'à ce qu'une miette de pain amerrisse juste devant votre masque, et disparaisse instantanément sous une cohue de poissons qui vous glissent dessus, vous mordillent les doigts, et vous chatouillent le ventre. Attraction hyper touristique, mais on a adoré! Ensuite, des km de sable blanc, une balade dans de la rainforest, et une trempette dans la piscine. Pas d'île en cœur pour nous, pour ça il aurait fallu rester plus longtemps, mais le bus n'attend pas.
 
          Deuxième halte, pour deux jours cette fois, sur Fraser Island, la plus grande île uniquement de sable au monde. C'est magnifique. Les paysages alternent entre désert blanc, dunes mouvantes étouffant des lagons turquoises, pics de sables ocre et brique sculpté par le vent et la pluie, sources d'eau cristalline où zigzaguent les serpents de mer, petites forêts de palmiers dont le tronc est coiffé d'une touffe d'herbes à la Tina Turner, immense forêt tropicale aux troncs fascinants, ceux tressés des Ficus ou ceux droits comme des mats de navire des Kauri, plage sur laquelle termine de rouiller l'épave d'un ancien bateau de croisière et où se montrent parfois les dingos, ces fameux chiens sauvages australiens. On accède à tous ces endroits en bus bien sûr, mais une version tout terrain cette fois-ci!
 
          Bien, la dernière ligne droite de notre périple se profile déjà à l'horizon. Juste 7h à attendre avant de prendre la direction de Brisbane à 1h30 du matin. Qu'est-ce que c'est long, surtout quand on n'a plus de troisième joueur pour faire un petit tarot ou deux…
 
          Enfin arrivés, on retrouve une tête familière, répondant au nom de Nico, aussi plus connu sous le sobriquet de Old Nick, parfois encore traduit par Vieux Grec. Enfin, pour ceux qui sont perdus, c'est une vielle connaissance de prépa. Vous ne pourrez pas le rater, c'est un grand bonhomme qui a toujours le smile. Bon, tout ne joue pas en sa faveur puisque c'est un de ces énergumènes de taupins, mais il a tout de même eu le flair de partir pour un an d'étude justement maintenant, justement à Brisbane, et de trouver sa coloc il y a tout juste une semaine! Alors depuis, on partage son appart, sa vie d'étudiant et ses nouveaux "mates" qui viennent des 4 coins du globe. On enchaîne les crémaillères, les barbecues au bord du lagon artificiel (et oui, ici aussi il y en a un!), les journées à la plage, les soirées pour une raison ou pour une autre, tout ça par quelques 30° de moyenne. Dure la vie!
          On a aussi fait des rencontres surprenantes… On a fait la sieste avec des Kangourous, sauté avec des wallabies, discuté avec un kakatoès (faudrait peut-être qu'on ralentisse sur la bière australienne!?), mais surtout on a fait des câlins à un tout petit koala. Vous saviez que ces petites boules de poils trouvent si peu d'énergie dans leurs feuilles d'eucalyptus qu'elles dorment 20h par jour, et mangent le reste du temps sans oublier de se reposer un peu! Mais elles sont si mignonnes… On est ressorti de ce parc comme de vrais gamins!
 
          On passe du bon temps quoi, dans un bel endroit. Alors, qu'est-ce qui ne tourne pas rond? Notre soucis c'est de savoir pour combien de temps on est là. C'est que nous ce n'est pas ce paradis là qu'on voulait découvrir. C'est que nous avons tellement aiguisé notre curiosité sur la Papouasie par des livres, des images et des documentaires, que l'on se dessèche de ne pas y goûter. C'est qu'on aimerait quand même participer à ce projet intéressant et important pour la Papouasie, pour lequel on s'est déjà tant investi et qu'on a déjà défendu devant plusieurs organisations. Alors, finalement, le purgatoire retrouve un peu de sa saveur amère originelle, et nous attendons, impuissants, notre jugement… Plus que 2 mois, après ça nous serons damnés même en Australie!
Par Laure - Publié dans : La Pré Papouasie
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Lundi 27 mars 2006 1 27 /03 /Mars /2006 02:18

Avec l'aimable collaboration de la "Papouasienne des Jeux", nous vous proposons de participer au grand jeu concours


"Quelle sera la date d'arrivée de ces fameux visas ???"


Garantie sans fraude car même les auteurs du jeu ne connaissent toujours pas la réponse...

Vous pouvez donc nous envoyer vos propositions par le biais des Commentaires. Le premier gagnant recevera un super lot lors de la fête de retour.

ps: une seule participation par personne (et ne faites pas participer le lapin, le chien ou les poissons rouges...) sous peine de disqualification !!!

Par Laure et Pierrot - Publié dans : La Pré Papouasie
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Samedi 8 avril 2006 6 08 /04 /Avr /2006 11:07

          L'inespéré, l'utopique, l'inatteignable visa, qui n'est en fait rien d'autre que minable bout de papier autocollant où il est marqué "multiple entries … researcher (la classe, hein?) … until 31 july", est enfin arrivé! Il est donc temps pour nous, avant de nous envoler vendredi prochain, d'annoncer la nouvelle tant attendue de votre côté, l'heureux gagnant de notre grand jeu concours!

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          On a eu beaucoup de mal à vous départager… Bizarre me direz-vous : un seul participant retenu par jour, un seul jour par participant, ça ne devrait pas être si compliqué! Mais c'est la que Papou Malin frappe encore. Je m'explique…
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          A notre arrivée en Australie, nous sommes allé immédiatement changer la date de notre voyage en Papouasie, et le gars du guichet de Quantas, la compagnie australienne qui assure les vols jusqu'en Papouasie, nous réserve le vol du 5 avril. Sur le moment on a failli lui rire au nez, persuadés qu'on serait déjà partis, mais lundi 3 avril, on riait plutôt jaune de devoir encore reculer la date de ce vol! Nous allons donc voir Quantas. Comme on vient de recevoir un mail de David Peter disant que le problème de nos visas serait leur priorité absolue de cette semaine, et vu notre degré d'exaspération, de désillusion et de découragement, on décide de repousser au 14 avril (avec toutes les pénalités financières de changement que ça comporte), en disant si à cette date pas de visa, pas de Papouasie, tant pis! Faut papou-sser non plus!
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          On explique la situation à nos papous et là on reçoit un mail qui nous décompose, et c'est CE mail qui brouille les pistes du véritable gagnant… "Laure, je ne comprends pas, l'accord en Papouasie a été donné le 17 mars, et il ne manquait plus au service d'immigration que de transférer l'autorisation à l'ambassade de Brisbane. As-tu appelé l'ambassade pour savoir?" "qzbcyfubri (censuré) iquybdcr (désolé, mais on était vraiment à bout de nerfs) ça fait plus de 3 semaines qu'on vous harcèle de mails tous les jours bandes de papouchibouzoucs (si si, là vous pouvez essayer de lire!) pour savoir si nos visas sont prêts ou pas et vous ne nous annoncez que maintenant, et aussi impunément qu'on devait téléphoner régulièrement à l'ambassade! Mais j'y crois pas, à ce stade on dépasse tous les exploits du belgicisme… C'est pas possible. C'est ça en fait, c'est du "papoussible"!! Dire que depuis deux semaines on pourrait être parti. Sdhufbvizueyg!!!" Immédiatement, on appelle l'ambassade. Seul hic : il est déjà 16h et ça ferme à 15h. Mais, incroyable, quelqu'un décroche. Et, papoussible encore, voilà-t-il pas que la personne ose me dire en direct live au téléphone qu'elle ne peut pas me renseigner parce qu'il ferme à 15h. "Rappelez demain" "guefvrrzefazeyigfreyahgtr!"
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          (Je reprends mon calme quelques instants, voilà, c'est reparti) Pour nous, jury de ce passionnant concours, le schmilblick se complique encore. Fatigués d'attendre en tournant en rond dans la coloc de Nico, à Brisbane, ville sympa mais dont on a vite fait le tour, on avait décidé d'envoyer balader nos papou et nos soucis quelques jours en s'envoyant se balader dans Melbourne, de mardi à jeudi soir. Mardi, avant de prendre l'avion, impossible de parler avec autre chose que leur répondeur. Résignée, je laisse un message en donnant les coordonnées de Nico. Du coup, depuis fin mars, le fax d'autorisation prend la poussière dans le bureau de l'ambassade, mardi Nico essaye de tricher et participe après que les papous l'aient informé de la bonne nouvelle, jeudi on joint enfin l'ambassade et embrasse tous les Melbourniens! Mais, ce n'est que depuis vendredi que l'on a le droit d'admirer ce ridiculement simple et moche autocollant dans notre passeport, ce primordial et vital autocollant! Vendredi, le jour de l'anniversaire de Nico, le 7 avril, mesdames et messieurs, j'ai nommé : "le Mamat day"!!
blc
          Alors toutes nos (et vos) félicitations à ce grand "grand gagnant". Et c'est avec joie et émotion que nous t'annonçons, Mamat, que oui nous pourrons partir vers la terre promise, mais que non, nous ne savons pas si nous pourrons te ramener ce lot si convoité… C'est que tous les problèmes ne pouvaient pas nous abandonner comme ça d'un coup alors défi suivant : arriver à faire disparaître 20kg de bagage avant le départ vers la Papouasie!!
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Par Laure - Publié dans : La Pré Papouasie
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